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Soirée de clôture, ciné-concert avec David Caulet

C'est à David Caulet que revenait la responsabilité de clore la 16éme édition du Mois du Film Documentaire.
 
Il propose une soirée en deux parties. Une première partie avec des vidéos du grapheur et vidéaste Blu, que David Caulet accompagne, en live, avec des compositions électroniques spécialement créées pour l'occasion.
Pendant que les vidéos (que vous pouvez voir ICI, malheureusement sans l'environnement sonore de David Caulet) sont projetées, on le voit penché sur ses machines, passant d'un boutons à un autre et maniant les effets avec dextérité.

David Caulet et les créatures de Blu, par Françoise Lienhard.
 
En deuxième partie de soirée, il présente des travaux qu'il a déjà réalisé par le passé. Il s'agit de composition sur des vidéos de l'artiste Norman Mc Claren.
Pour l'occasion, pas de travail en direct, David Caulet peut, pour une fois, apprécier son travail en tant que simple spectateur. Après une présentation enthousiaste de l'œuvre de Mc Claren, il rejoint le public en prenant place dans la salle de conférence du Carré d'Art.


Texte et photo Fabien Garcin, dessin de Françoise Lienhard.

Soirée de clôture, interview de David Caulet

David Caulet est musicien, véritable touche-à-tout, c'est un saxophoniste, issu de la scène jazz, qui s'intéresse aux possibilités de la musique électronique et aux limites des musiques expérimentales.
En avril 2015 il a sorti un disque solo "About 24.5" qui met en avant ses talents de saxophoniste.
Pour cette soirée de clôture il a mis en musique les vidéos de Blu, street-artiste qui dessine sur les murs pour faire des vidéos d'animation.
Il nous présente aussi son travail de composition sur les vidéos abstraites de Norman Mc Claren.

Les instruments de musique pour cette soirée

Il nous accordé un peu de temps entre l'installation de son matériel et le début de la séance pour répondre à nos questions:

Interview et photos Fabien Garcin, son par Françoise Lienhard

"Là où poussent les coquelicots", un documentaire en cours de fabrication

Exceptionnellement, le jeudi 11 novembre, le Mois du Film Documentaire n'a pas de film à nous montrer. Le public réuni dans la salle de conférence du Carré d'Art participe ce soir à une discussion.
La discussion est animée par Nathalie Degouzon de Languedoc-Roussilon cinéma, elle posera des questions à Vincent Marie, historien, spécialiste de la bande-dessinée et réalisateur du film "Là où poussent les coquelicots". Il est accompagné par le producteur du film : Laurent Segal de Kanari Films.


Vincent Marie, Laurent Segal et Nathalie Degouzon.
Le film est donc en cours de réalisation. Vincent Marie a emmené avec lui quelques images pour soutenir ses réflexions. C'est un instantané d'un film en construction auquel il  nous ait donné l'occasion d'assister.
Vincent Marie souhaite utiliser "le cinéma comme médium pour travailler la bédé de façon intéressante". Le sujet de son prochain film : la première guerre mondiale et ses représentations.
Une idée au départ de ce film est que la bande dessinée aide à comprendre la guerre de 14-18.
Il est intéressant de remarquer que les derniers acteurs de cette guerre ne sont plus parmi nous: les derniers poilus sont morts. Que nous reste-t-il ? Les images d'archives, les photos, les textes d'époque.
Selon Vincent Marie, la bande dessinée permet de"reconstruire cette époque". Les auteurs de bédé se servent bien souvent des mêmes archives que les historiens. Ainsi, pour un large public, les œuvres de bédés viennent nourrir l'imaginaire collectif et les images de bandes-dessinées viennent se substituer aux photos d'époque.

Vincent Marie (à gauche) et les images de la guerre. Dessin de Françoise Lienhard.
Fabriquer un film, essentiellement, c'est répondre à des questions, des dizaines et des dizaines de questions. A commencer par "Pourquoi faire ce film ?" et celles qui viennent juste après "Pour dire quoi " et "Pour le dire à qui?"
Elles s'accompagnent de toutes les questions en "comment", en voici quelques-unes abordées ce soir là : "Comment mettre en place une histoire sur ce sujet ?" qui va de pair avec la question essentielle : "Comment embarquer le spectateur dans ce sujet?"
Pour le réalisateur, il faut alors répondre à "Comment écrire ce documentaire?" Vincent Marie nous explique qu'il faut être très précis dans l'écriture tout en laissant une large place au réel et aux surprises qui font souvent la richesse d'un documentaire. Pour l'instant il opte pour un déroulé de l'histoire de façon chronologique, en suivant les événements de la première guerre mondiale, mais il ne s'interdit pas de changer en cours de route.
Avec quel casting ? Qui inviter à apparaitre dans le film ? Comment les aborder ? Et les faire accepter à participer au tournage ? Vincent Marie souhaite un casting d'auteurs internationaux, sa passion et ses connaissances encyclopédiques en bande dessinée sont d'une grande aide pour simplifier les contacts. Se pose alors des questions de réalisation :
Comment mettre en image un dessinateur ? Comment utiliser les images fixes de bande dessinée ? Faut-il aussi utiliser des images d'archives (qui coutent très cher)?

Laurent Segal, producteur, dessiné par Françoise Lienhard.

Pour le producteur vient vite la question: "Comment financer ?". Laurent Segal nous explique le rôle central de la télévision dans la chasse au financement: "un verrou à faire sauter".
"Comment trouver un équilibre entre désir de réalisation et budget ?" Se pose alors la question humaine "Comment peuvent s'entendre un réalisateur (avec toutes ses envies) et un producteur (avec toutes les limites qu'il doit mettre) ?"
Doit aussi se résoudre la question technique de "Comment monter une équipe ?", combien de personnes sur le tournage, ingénieur du son, cameraman...Pendant combien de temps ?

Détail de "The Great War", une bande dessinée dépliable de 7 mètres de long par Joe Sacco.
Ce soir là, s'ils ont répondu à quelques questions des spectateurs sur la fabrication d'un documentaire ; Laurent Segal et Vincent Marie sont repartis avec des dizaines de questions auxquelles ils doivent toujours répondre pour réaliser leur film.

texte et photos Fabien Garcin
dessins de Françoise Lienhard


"Comme si nous attrapions un cobra" - quand le dessin survit au réel

Mardi 24 novembre, la Médiathèque de Marguerittes avait invité Eddie Pons, caricaturiste nîmois, pour venir s'exprimer sur le film "Comme si nous attrapions un cobra", film réalisé par Hala Alabdalla, réalisatrice syrienne. Il découvrait le film en même temps que les spectateurs.  
"Comme si nous attrapions un cobra" 
dessin de Françoise Lienhard

Eddie Pons était très ému de voir ces images sur la vie, le travail et surtout les difficultés des dessinateurs de presse à Damas et au Caire. Il s'est montré admiratif de leur travail, tant au niveau de l'expression qu'au niveau du contenu.

Souad Sitters a rencontré Eddie Pons le lendemain de la projection aux studios de RAJE:

"Jeudi 26 Novembre, j’ai eu le privilège d’interviewer le dessinateur caricaturiste Eddie PONS. Il m'a reçue comme une amie, me proposant d'emblée le tutoiement  et acceptant avec bienveillance mon appareil photo.
Eddie Pons se déclare admiratif devant les œuvres des caricatures des jeunes Syriens et Egyptiens du film d'Hala Abdalla « Comme si nous attrapions un cobra ». Pour Eddie Pons, à travers les témoignages des personnages, journalistes ou dessinateurs, caricaturistes, ce film est porteur d’espoir et de courage:




Interview d'Eddie Pons par Souad Sitters

"Faites le Mur" de Banksy : Le Street Art de l'ombre à la sur-exposition

De l'ombre à la lumière, de la clandestinité à la jet set artistique de Los Angeles, Banksy dresse un portrait du Street Art à travers ses figures emblématiques, depuis les premières apparitions de Space Invader jusqu'à l'exposition pharaonique de Thierry Guetta, alias Mr Brainwash. Le film s'attache en particulier à ce personnage ambigu, qui, de follower des artistes, agissant avec eux nuitamment, tous masqués et flirtant avec l'illégalité, devient un phénomène de la scène artistique de la côte ouest aux Etats-Unis.
Banksy - Flower thrower

Le réalisateur, Banksy, ne montre jamais son propre visage, pas plus dans le film, où il apparaît, silhouette noire encapuchonnée, pour commenter des moments de la vie de Thierry Guetta, que dans la réalité : il a élaboré toute son œuvre en se cachant et demeure un mystère pour ses admirateurs les plus fervents, des rues de Bristol au mur de Bethléem - près du camps d'Aida - en passant par les Etats-Unis.

Banksy - un artiste secret qui travaille dans l'ombre
Difficile de séparer le vrai du faux en regardant ce film que Banksy avait intitulé « Exit Through the Gift Shop » dans la version originale : documentaire ? Canular ? Film sur le Street Art ? Autoportrait de Banksy ? Portrait de Thierry Guetta ? On y voit en tous les cas Thierry Guetta passant ses jours et ses nuits avec sa caméra active, accompagnant comme une ombre des artistes de l'underground aussi célèbres que Shepard Fairey, Ron English, Dotmasters, Swoon, Buff Monster ou encore Invader. Il est ainsi durant des mois, des années, l’œil et la mémoire du Street Art. Il passe avec les artistes plus de temps qu'avec sa famille et sacrifie tout à ce qui semble être pour lui de l'ordre de  la  mission.

Une expo de Banksy

 A la tête de milliers d'heures de film, de centaines de cassettes vidéo en vrac dans des boites en plastique, sur des étagères ou à même le sol, Thierry Guetta se décide enfin à exploiter cette matière filmée brute. Il réalise un film de quatre-vingt-dix minutes sur le Street Art qu'il intitule « Life remote control ». Ce film est un patchwork d'images qui s'entrechoquent à grande vitesse, pas loin de la crise d'épilepsie. A vrai dire une sorte de choucroute filmique « in-regardable » si l'on en croit les dires de Banksy qui en montre dans « Faites le mur » un bref extrait.

Thierry Guetta - en train de devenir Mr Brainwash
Sur le conseil de Banksy, qui lui suggère amicalement d'abandonner la vidéo et de faire de l'art ( «Make some art! » lui lance-t-il après avoir visionné « Life remote control »). Thierry Guetta laisse de côté la caméra et investit alors tout son argent, allant jusqu'à hypothèquer sa maison, dans l'organisation d'une exposition géante à Los Angeles. Prenant le pseudonyme de Mr Brainwash, non seulement il récupère ses billes en vendant la plupart des œuvres présentées,  mais il est alors projeté, avec force publicité, sur le devant de la scène artistique de la Côte Ouest . 

Le film de Banksy est difficile à décrypter. Les dernières images elles-mêmes laissent le spectateur dans une réflexion sur la définition et le sens de l'art, sur le rôle de l'argent dans la création artistique et sur l'essence de la vie. Il est en tous les cas un hymne flamboyant à l'énergie de la création qui peut s'exprimer partout et sous toutes ses formes.

texte Françoise Lienhard

"Fini de rire" : un documentaire qui prend du relief avec le temps présent

En 2012, Olivier Malvoisin réalise le documentaire "Fini de rire". Avec ce film, il donne la parole à de nombreux caricaturistes et dessinateurs de presse dans le monde : du Français Plantu à l'Israélien Avi Katz, de l'Américain Danziger, au Belge Kroll ou encore au Palestinien Khalil. Chacun d'eux y évoque son rôle face aux enjeux politiques de notre temps. Des enjeux qui depuis 2012 ont évolué et auxquels les événements ont donné un relief de plus en plus vif.

Olivier Malvoisin a suivi le conseil du dessinateur Plantu, très engagé dans l'organisation "Cartooning for Peace : " Si vous voulez un baromètre de la liberté d’expression et comprendre les tabous dans un pays, il faut aller voir les dessinateurs de presse." 

Au fil du récit, le film trace les contours des tabous contemporains et tente de faire le point sur la liberté d’expression aujourd’hui sur l'ensemble de la planète. L’affaire des caricatures de Mahomet en 2006 et, depuis, les attentats à Charlie Hebdo en janvier 2015 ont soulevé violemment la question de la représentation religieuse. Mais les tabous ne se limitent pas à cette question. La censure économique, le poids de l’histoire, les pressions politiques, les dictatures, les murs réels ou imaginaires, etc. sont autant de freins à la liberté d’expression.
 
Hortense Faradanga a interviewé un spectateur, Rabah Chaouche à l'issue de la projection. Voici ses impressions à chaud sur "Fini de Rire" de Olivier Malvoisin 


 
Interview de Rabah Chaouche par Hortense Faradanga

"Cartographies" de Seb Coupy et "le Printemps de Sant Ponç" de Eugenia Mumthaler et David Epiney à la médiathèque de Caveirac

Une soirée particulière attendait les spectateurs, nombreux, venus assister à la double projection de ce vendredi, à la médiathèque de Caveirac. Les deux films présentés donnent en effet à voir le monde et la vie à travers le regard de personnes âgées dépendantes et de personnes souffrant de handicaps mentaux, par le biais du dessin. Ces deux films ont encore d'autres points communs : tous deux sont réalisés par des Suisses, tous deux traitent leur sujet avec une grande délicatesse, en utilisant la voix des personnes qui interviennent dans le film, sans qu'apparaissent leur visage ou leur corps.

Dans le film "Cartographies", l'ombre des mains du réalisateur cache ou fait apparaître tel ou tel détail de la carte du monde dessinée par chacun des patients de l'hôpital de jour de Gonesse qui a bien voulu se prêter à son jeu. Chacune de ces personnes dessine le monde comme il le connait, comme il est ancré dans sa mémoire, dans son cœur, avec des blancs, des vides des zones tantôt floues, tantôt hyper-développées, et raconte au réalisateur comment il vit et a vécu ce monde là, le sien.
 

Les spectateurs durant la projection
à la médiathèque de Caveirac
dessins Françoise Lienhard
 
A quoi sert la cartographie ? Sylvain Chouzenoux, cartographe à Nîmes, décrit son métier au micro d'EntreVoix.


Interview de Sylvain Chouzenoux réalisé par Samira Jelloul  au studio de RAJE

Le second film, "Le Printemps de Sant Ponç", s'est emparé avec une égale sensibilité des dessins réalisés cette fois par les résidents d'une maison accueillant des personnes handicapées mentales à Sant Ponç, en Espagne. Le film réalisé en animation à partir des dessins réalisés par ces personnes au cours d'ateliers offre un parcours à travers leurs inquiétudes et leurs histoires, parfois cocasses, parfois dramatiques, toujours touchantes.
 

dessins de William Flobert et Mariama M'Déré, inspirés par "Le Printemps de Sant Ponç"

Jepida, dessinateur d'humour, parle de la liberté d'expression et des liens entre le dessin et le réel

Jepida est un caricaturiste passionné par le dessin depuis l'enfance. A l'âge de 23 ans il réalise des dessins d'humour et, dès l'âge de 26 ans, ses dessins paraissent dans la presse. Il a publié une vingtaine d'albums à ce jour.

Je l'ai rencontré et interviewé, lors du pot du premier mardi du mois du club de la communication et de la presse de Nîmes, et il m'a gentiment dessiné une caricature en lien avec le mois du film documentaire qui se tient en novembre au Carré d'Art : un moment chaleureux et convivial.
 
Interview et texte de Samira Jelloul




 Dessin de Jepida - novembre 2015

"Caricaturistes, fantassins de la démocratie" - une interview d'Eddie Pons, caricaturiste nîmois

J’ai rencontré Monsieur Eddie Pons qui nous a fait l’honneur de venir à l’Artothèque. J’ai discuté et découvert Monsieur Pons. Sur le chemin  des studios de RAJE, il parlait et je l’écoutais de mes oreilles grandes attentives. Un homme sympathique, ouvert, drôle mais surtout touché et attristé par les événements de Charlie Hebdo. Des attentats qui ont touché un ami de Monsieur Pons  (Wolinski) et, en même temps, une partie de sa vie, le dessin.

Eddie Pons caricaturiste nîmois, évoque Wolinski, le dessin du réel, la liberté d'expression pour les dessinateurs de presse.

 Interview réalisée dans les studios de RAJE par Djamila Osmane.

"Caricaturistes Fantassins de la démocratie": le film de Stéphanie Valloatto projeté en présence de Laurent Salles

"Caricaturistes, fantassins de la démocratie" est un film documentaire français sorti en 2014. La réalisatrice, Stéphanie Valloatto a rendu visite à des caricaturistes et dessinateurs de presse dans une dizaine de pays pour questionner et montrer quelles étaient leur place et leur rôle dans le fonctionnement de la démocratie.

 
Laurent Salles commentant ses dessins pour le public - Photo William Flobert 
 
On rencontre ainsi dans ce film Plantu, Damien Glez dessinateur de presse franco-burkinabè, Baha, fameux caricaturiste palestinien, décédé il y a un mois, Jeff Danziger dessinateur new-yorkais, Michel Kichka caricaturiste en Israël, Rayma Suprani qui travaille au Vénézuela, Slim à Alger, Angel Boligán Corbo, installé au Mexique, le dessinateur de presse russe Mikhail Zlatkovsky, Nadia Khiari, alias Willis, Lassane Zohoré, Ivoirien, fondateur de GBich.

Chacun d'eux doit gérer la pression de la censure - parfois de l'auto-censure - et du politiquement correct. Dans les pays où la démocratie chancelle, la liberté d'expression des dessinateurs de presse est réduite à une peau de chagrin et, chaque jour, le dessin publié peut soulever une avalanche de courriers - ce qui est un moindre mal - des menaces,  l'ire d'un dictateur, une arrestations, voire la torture. Le dessin est une arme puissante pour défendre les valeurs et les libertés humaines, et le caricaturiste est un fantassin de la démocratie.

Depuis la réalisation du film de Stephanie Valloato, de l'eau a coulé sous les ponts... de Paris et d'ailleurs, du sang aussi. Plus que jamais peut-être, le travail des dessinateurs de presse dans le monde est un combat quotidien pour la sauvegarde des valeurs humaines et démocratiques.

Dominique Rousselet et Laurent Salles présentent 
le film "Caricaturistes Fantassins de la démocratie"
Croquis Françoise Lienhard
 
Mercredi 18 novembre, Laurent Salles, dessinateur de presse né à Nîmes, établi aujourd'hui à Strasbourg, était présent à la projection de "Caricaturistes Fantassins de la démocratie" au Carré d'Art. Après le film, il a évoqué longuement son travail, en montrant et commentant quelques-uns de ses dessins parus (ou non). Il produit actuellement des dessins pour divers médias : quotidiens, magazines et sites web. On peut ainsi voir ses dessins dans l'Alsace, Sciences et Vie Junior et sur le site de Rue 89.


Laurent Salles et le dessin du réel :

Texte et interview : Françoise Lienhard,
son : Souad Sitters

La philo à bras le corps - vive la philosophie buissonnière avec Alain Guyard


Yohan Laffort est un observateur militant de notre temps. Ses films questionnent les notions d'identité, de culture, de transmission, d'altérité. Ils interrogent les nombreuses formes de résistance.
" La Philo à bras le corps" - dessin de Kelly Hubert


Avec le documentaire "la Philo à bras le corps", Yohan Laffort amène le spectateur sur les traces d’Alain Guyard. Celui-ci nous met à table avec la philosophie, qu'il ramène à sa dimension charnelle, dérangeante, dans des lieux inattendus, près des citoyens désireux de questionner leur rapport au désir, à la vie, aux autres, au monde. 

Fabien Garcin a conversé avec Alain Guyard. Un rendez-vous téléphonique prit un peu avant midi, Alain Guyard est dans sa cuisine, tablier autour du coup, il se prépare à cuisiner des croque-monsieur (à l'ananas)...

Interview d'Alain Guyard, écrivain, raconteur d'histoires (et aussi un peu philosophe)



Interview téléphonique: Fabien Garcin,
avec le soutien technique du studio de France Bleu Gard Lozère

Comme annoncé dans l'interview, Alain Guyard était présent à Nîmes le samedi 14 novembre à la Coletilla. 
Une date particulière. Au lendemain des attentats de Paris, la France se réveille groggy, sonnée, meurtrie. Prévu longtemps à l'avance, le sujet de la discussion du jour prenait aussi une résonance particulière:  le fait religieux. 
Une soirée au titre provocateur et joyeux :"Dieu est un trou et Satan m'habite". 

Comme tout conférencier Alain Guyard s'appuie sur des documents visuels pour étayer ses propos. 
Mais, on commence à le comprendre, Alain Guyard ne fait rien comme personne. Plutôt qu'un powerpoint aux couleurs pastel, le document pédagogique fournit au public est un petit livret fait maison: des extraits de textes de Rousseau et de Nietzsche, écrits à la main et agrémentés de dessins par son ami Pascal Gros :


Bien que l’événement n'était pas en lien avec le Mois du Film Documentaire, nous avons choisi de vous montrer ce petit livret, d'abord parce qu'il tombe en lien direct avec le sujet du festival : "les dessins du réel". Ensuite parce qu'il nous rappelle la forme fanzine (dont nous avons parlé plus bas dans ce blog). Enfin, il demeure la trace tangible d'une soirée vécue, certes dans la réflexion philosophique, mais avant tout dans l'émotion, le partage citoyen et la résistance aux obscurantismes. 
 
Texte, interview et photos par Fabien Garcin.

Le C.O.D. et le Coquelicot : quelle place dans l'imaginaire des enfants?

Nous nous sommes rendues à l'école André Galan, vers le stade Jean Bouin, pour voir si les enfants connaissaient les coquelicots.

Quatre élèves, dont une fillette, ont répondu à nos questions. Marwa, 6 ans, était la seule à connaître cette fleur qu'elle a su dessiner : une minuscule fleur rouge au centre d'une grande feuille blanche !
Le coquelicot dessiné par Marwa, 6ans

Nous nous sommes ensuite rendues à l'école Henri Wallon, à Pissevin, à la rencontre d'autres jeunes élèves à la sortie des classes. Quelques uns d'entre eux, ont répondu à nos questions, sur le Coquelicot.


Interview des enfants à propos du Coquelicot

Voici les dessins de coquelicots réalisés par les enfants âgés de 6 à 8 ans que nous avons rencontrés.







Cette belle fleur rouge vif, sans odeur, avec ses 4 pétales et ses graines légères, attire l'œil. Elle pousse partout dans la nature, visible de loin comme de près. Elle est le symbole de la vie, de la joie, de la plénitude, rien n'est joli comme un massif de coquelicots frémissants. La tisane de coquelicot (ou la tisane aux quatre fleurs) est utilisée comme adoucissant et soigne les maux de gorge. 


Interview et texte de Mariama M'Déré et Hilmat Salim

"UnderGronde" : l'art bouillonne au ZO

Mattt Konture *, auteur de bandes dessinées, créateur de fanzine et musicien (entre autres) et Pacôme Thiellement, essayiste, réalisateur, conférencier et homme de radio (entre autres) étaient présents au ZO, ce 11 novembre pour accompagner la projection du dernier film du regretté Francis Vadillo, "UnderGronde", un film sorti en 2014. L'émotion était palpable dans la minuscule salle de projection, où se serraient passionnées d'art underground, amis de Vadillo et public curieux. Émotion à la pensée de cet artiste inclassable disparu en plein élan de création. Émotion aussi pour les deux invités qui ne s'étaient pas revus depuis plusieurs années. 

En attendant la projection, le public était assis au coude à coude sur des canapés, des fauteuils et des chaises pliantes, le tout en un assemblage hétéroclite, et cette proximité avait quelque chose de familial, de chaleureux, un peu potache, qui annonçait l'ambiance du film.  

Une image saugrenue en plan fixe (difficile à dire si c'était une photo, un dessin, un photomontage...) a fait couler bien de la salive : 
- C'est un cochon derrière le type qui joue du piano ?
- Mais non c'est une vache ! 
- Et la nana avec la carabine, qui c'est ?
- Je sais pas, on dirait Billy the Kid avec une perruque...
- El le flic, pourquoi il est attaché sur sa chaise avec une corde ? C'est bizarre aussi cette botte de paille au premier plan.
- Ben oui, c'est pour la vache !
- ...

"Vidéographies : Aïda, Palestine", un film de Till Roeskens

En partenariat avec l'association Negpos, le Carré d'Art présentait samedi 7 novembre le film "Vidéocartographies :  Aïda, Palestine" de Till Roeskens. Réalisé en 2009 en Palestine, dans le camp de réfugiés éponyme, Vidéocartographies : "Aïda, Palestine" est un film qui laisse la place entière au dessin et au récit.

Till Roeskens fait vivre six témoignages intimes et forts.



Le dispositif mis en place par Till Roeskens est simple et évident : les "habitants" d'Aïda dessinent leur environnement, à main levée sur une feuille blanche. En même temps que les traits se dessinent, ils forment un récit. Ils racontent leur histoire : le chemin le plus court, en évitant les barrages, pour aller à l’hôpital , la façon la plus sûre pour aller séduire une fille qui vit de l'autre coté du mur, une maison qui se retrouve enclavée, entourée par le mur de séparation...


Un film que l'on peut retrouver en intégralité sur le compte Vimeo de la revue Dérives.tv .


Texte et photographies par Fabien Garcin


"Videocartographie : Aïda, Palestine" entretien avec Till Roeskens

Till Roeskens nous a accordé du temps après le débat qui a suivi la projection de son film :




Interview menée par Fabien Garcin avec l'aide de William Flobert au son.

"Une chambre Syrienne", réactions de spectateurs

Un spectateur touché par "Une chambre Syrienne", Dominique nous fait part de sa réaction : 

"Ce régime hait les enfants", parole qui crucifie toute la réalité de la guerre en Syrie et donne un accent incomparable au film de Hazem Alhamwi.
Un grand film sur la guerre sans une seule image de guerre!
Ah si, une, mais sous la forme d'un nuage (poussières soulevées par une explosion), et quelques passages sonores (qui sont, au milieu des balles, des cris pour appeler à la paix)."

Autre réaction du public avec cet entretien, réalisé à la fin de la projection :



Interview menée par Souad Sitters, prise de son William Flobert. 

"Une Chambre Syrienne", rencontre avec la productrice Nathalie Combe

L'équipe d'EntreVoix a profité de la diffusion du film "Une Chambre Syrienne" pour rencontrer sa productrice Nathalie Combe.

Nathalie Combe est une productrice de Cosmographe Productions à Montpellier. Elle produit des films au niveau international. Elle est engagée dans la production de film, documentaires principalement, avec une constante : soutenir des films où l'on voit des individus tourmentés pas les mouvements de l'histoire. Des individus qui cherchent leurs chemins, individuels mais dans un contexte collectif et difficile.
Telle est l'histoire du dessinateur Syrien dans "Une Chambre Syrienne".
Pour Nathalie Combe, les films ont une place particulière; c'est un moyen artistique de raconter les problèmes existentiels.
Autrement dit, dans un monde aussi tourmenté, un film est non seulement un moyen fort d'exprimer ses sentiments et ses expériences, mais aussi un moyen de passer la pensée, une pensée qui est encore en train de se chercher...



 Interview réalisée par Souad Sitters, avec Kelly Hubert à la prise son.
Texte de Souad Sitters. 

Inauguration de la seizième édition du Mois du Film Documentaire

Retour en photos sur la première soirée du festival.